法国上半年电商销售额超1020亿欧元,客单价降至59.7欧元
E-commerce : la croissance accélère, mais les Français réduisent le montant de leurs achats
法国电商与远程销售联合会(Fevad)9月21日发布会数据显示,2026年上半年法国商品与服务线上销售额超过1020亿欧元,同比增长6.6%,二季度营收522亿欧元、增长8.5%,一季度仅增4.7%。
À l’occasion de sa conférence de presse du 21 septembre, la Fevad a dressé le bilan du premier semestre 2026 de l’e-commerce en France. Au premier semestre 2026, les ventes en ligne de produits et de services ont dépassé 102 milliards d’euros, en hausse de 6,6 % sur un an, selon les données de la Fevad. La progression reste proche de celle enregistrée en 2025, à 7,1 %.
Le marché a toutefois accéléré au printemps. Le chiffre d’affaires du deuxième trimestre atteint 52,2 milliards d’euros, soit une croissance de 8,5 % sur un an, après seulement 4,7 % au premier trimestre. Cette accélération doit beaucoup au mois de juin. Dans le panel iCE 100 de la Fevad, qui regroupe plus d’une centaine de sites leaders, les ventes de produits aux particuliers ont progressé de 12,2 % sur un an.
Juin dopé par les promotions et la météo
Plusieurs facteurs se sont conjugués au cours du mois. Le calendrier promotionnel a été particulièrement favorable, dans un contexte également marqué par la Coupe du monde de football et plusieurs épisodes de fortes chaleurs.
La météo a notamment soutenu les ventes d’équipements de rafraîchissement et de climatisation. Le canal en ligne a également bénéficié de son caractère pratique, permettant aux consommateurs de commander sans se déplacer pendant les épisodes de canicule.
La progression dépasse toutefois largement les seules catégories liées aux températures. Au deuxième trimestre, le sport progresse de 16,2 %, le textile de maison de 12,2 %, la tech-électroménager de 8,5 % et la beauté de 7,4 %.
Le rebond apparaît cependant de courte durée. En juillet, les ventes de produits du panel iCE 100 n’augmentent plus que de 4,8 % sur un an. Sur les sept premiers mois de l’année, la croissance ressort à 6,8 %, confirmant que le pic de juin ne constitue pas nécessairement un changement durable de rythme.
Plus de transactions, un panier inférieur à 60 euros
L’autre enseignement du trimestre concerne le comportement des consommateurs. Le nombre de transactions a progressé de 13,5 %, alors que le panier moyen a diminué de 4,3 %, à 59,7 euros. La croissance du marché est donc principalement tirée par l’augmentation du nombre d’achats, et non par une hausse de la dépense moyenne.
Ce décalage intervient alors que le pouvoir d’achat demeure un élément important des arbitrages des ménages. La possibilité de comparer les prix et de rechercher les promotions constitue l’un des avantages de l’e-commerce dans cet environnement.
Pour les sites marchands, cette évolution n’est pas neutre. Une croissance du volume des commandes avec un panier plus faible peut soutenir le chiffre d’affaires tout en faisant peser davantage d’enjeux sur les coûts logistiques, d’acquisition et de traitement des commandes.
Pour Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, ces chiffres doivent être replacés dans une tendance plus large : « Le premier semestre s’inscrit dans la continuité de 2025. Le deuxième trimestre a bénéficié d’un mois de juin exceptionnel, porté à la fois par les promotions et les épisodes de chaleur. Le ralentissement observé en juillet invite toutefois à ne pas surinterpréter ce pic. » Le responsable de la Fevad souligne également que la baisse du panier moyen rappelle que le pouvoir d’achat demeure un élément central de la dynamique du marché.
Les distributeurs traditionnels renforcent leur présence en ligne
Le bilan du premier semestre confirme par ailleurs le rôle croissant de l’e-commerce pour les acteurs historiques du commerce physique. Dans plusieurs secteurs, les ventes réalisées en ligne par les enseignes disposant d’un réseau de magasins progressent plus rapidement que leur marché. Dans la tech-électroménager, leur rythme de croissance en ligne a notamment été supérieur de plus de 50 % en juin.
Le mouvement traduit la montée en puissance des parcours d’achat hybrides. Le consommateur peut rechercher un produit en ligne, comparer les prix, vérifier sa disponibilité, commander à distance puis choisir entre livraison et retrait en magasin.
Pour les distributeurs, le site internet et l’application deviennent ainsi des points d’entrée supplémentaires vers le réseau physique, tout en permettant d’étendre la zone de chalandise au-delà des magasins.
Les plateformes chinoises sous surveillance
Le paysage concurrentiel évolue également pour les plateformes chinoises, qui ont fortement progressé ces dernières années dans l’e-commerce français.
Sur les sept premiers mois de 2026, Shein, Temu et AliExpress représentent 29 % des achats d’habillement en ligne en volume, selon l’Institut français de la mode. Leur poids reste donc significatif, mais leur dynamique s’est infléchie en juillet, avec une part ramenée à 25 %.
Les données d’audience publiées par la Fevad font également apparaître un recul marqué en juillet : -36,4 % pour Temu, -42,3 % pour Shein et -10,4 % pour AliExpress sur un an. Ces données mesurent l’audience et non directement les ventes, mais elles donnent un indicateur de l’évolution de la fréquentation de ces plateformes.
Cette évolution intervient alors que le cadre réglementaire européen s’est durci, avec l’entrée en vigueur au 1er juillet d’un droit de douane de 3 euros sur certaines catégories de marchandises contenues dans les petits colis de moins de 150 euros.
Il est encore trop tôt pour mesurer précisément l’effet de cette évolution réglementaire sur les ventes. Mais elle intervient dans un marché où les consommateurs arbitrent davantage leurs dépenses et où les acteurs historiques cherchent à défendre leurs positions face aux plateformes internationales.
Une croissance qui reste solide, mais moins linéaire
Le bilan du premier semestre dessine ainsi un marché toujours orienté à la hausse, mais dont la croissance reste sensible aux effets de calendrier, aux promotions et à la conjoncture de consommation.
Avec +6,6 % sur six mois, puis +8,5 % au deuxième trimestre, l’e-commerce conserve une dynamique supérieure à celle observée au début de l’année. Mais le ralentissement de juillet et la baisse du panier moyen invitent à relativiser l’accélération du printemps.
Pour les enseignes, l’enjeu se situe désormais autant dans la capacité à générer des commandes que dans celle à préserver la valeur de chaque transaction. Une équation qui devrait rester au cœur de la stratégie des acteurs du commerce au second semestre.
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